Ce rythme qui n’est pas le tien. 

Bientôt 12 semaines qu’elle est là et son rythme m’échappe. Alors que je pouvais respecter celui de son frère, respecter ses siestes, ses heures de repas ou ne pas interrompre nos tétées câlins, j’ai l’impression de passer mon temps à la réveiller ou la faire patienter. Elle pourrait dormir 3h le matin s’il n’y avait son frère à amener ou à aller chercher à l’école. Elle pourrait dormir un peu plus l’après-midi si les tours de kapla qui s’écroulent ne la faisaient pas sursauter. 

Alors ses pleurs se font plus forts, elle est ce bébé fatigué qui s’accroche à mon sein et ne veut plus le lâcher, encore et encore. Ces journées seule avec les deux enfants sont rythmées par les « attends », les « je ne peux pas là », les « fais doucement! », les « chut », les « est ce que tu peux poser la petite soeur maman ? ».

Elle n’a que 12 semaines. Ces journées scindée en deux ne dureront pas. Alors on sort l’écharpe, on se balade, on ressort la draisienne,on fait ce qu’on peut. 

Tout ce qu’on peut. 

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7 Responses

  1. Béatrice
    Béatrice at |

    Des bisous !

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  2. Mylène Daumoin
    Mylène Daumoin at |

    Comme je te comprends, ma fille a cinq mois et commence juste à trouver un rythme et pourtant je ne fais qu’un trajet à l’école par jour pour le grand. Mais comme toi il a du mal à comprendre que sa petite sœur a besoin de dormir alors que lui n’en a plus envie… Un premier et un deuxième c’est tellement différent !

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  3. juiongo
    juiongo at |

    Mais oui c’est trop ça ! Mon grand à 2 ans, la petite 3 mois et j’ai l’impression de ne m’occuper d’aucun des 2 correctement !

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  4. Sandrine
    Sandrine at |

    C’est exactement ça…Le petit deuxième, il n’a pas le choix, il suit le rythme! Entre le grand de 5 ans et sa petite soeur, c’était tellement difficile… alors pour compenser, c’était open bar le soir et la nuit si elle voulait, c’était nos moments à nous, ceux où il n’y avait qu’elle qui comptait. Maintenant elle a un an, et je culpabilise toujours…

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  5. Tazzz
    Tazzz at |

    C’est tout le dilemne du numéro 2, parce que si notre coeur s’agrandit pour accueillir le nouveau venu, le temps ne se dilate pas et on peut pas non plus se dédoubler…bonjour la frustration !
    Faire du mieux qu’on peut, c’est tout ce qu’on peut leur offrir ;p
    Et en même temps, le numéro 2 développe des capacités d’adaptation et une volonté fortes, qui sont sources d’émerveillement aussi. Notre deuxième a 10 mois et il nous impressionne chaque jour : quand il veut un truc, il sait se donner les moyens de l’avoir tout seul et sa fierté quand il y parvient, c’est juste très beau 🙂 et j’te parle même pas de l’admiration sans bornes qu’il voue à son grand frère !!!!
    Et de son côté le numéro 1 apprend à partager un peu plus, à attendre (un peu) et à jouer un peu plus tout seul… lui aussi grandit et tant qu’il se sent aimé, tout va bien !
    Amour, patience, calme et explications…pas facile tous les jours 🙂

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  6. PerrucheG
    PerrucheG at |

    Tout cela n’est pas simple. Impression d’en demander toujours trop à ma grande, et de ne pas toujours respecter les besoins du petit. Les soirées solo Sont souvent difficiles. Et entre boulot et nuits hachées la fatigue n’aide pas à être sereine. Mais petit à petit ça l’est moins je trouve. Patience et courage…

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  7. Julie
    Julie at |

    J’arrête pas de me dire qu’un deuxième n’aura jamais la chance du premier et qu’il ne grandira pas dans le silence. Tout ce que tu relates fait écho à ce que je ressens. Tu fais très bien

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